Babillard du Sanctuaire Intérieur
de la Musique sous les Étoiles

   


Le mardi 03 avril 2007

Les meilleurs films sur les droits de la personne

La Presse

Le Grand Prix du deuxième Festival de films sur les droits de la personne, qui s'est terminé jeudi dernier, a été attribué à deux films français ex aequo : un documentaire sur la prison marocaine, Vivre à Tazmamart de Davy Zylberfajn, ainsi que le documentaire sur des enfants palestiniens initiés à la musique, It's Not a Gun d'Hélèna Cotinier et Pierre Durand.

Le prix du public est allé à Screamers, un film américain de Carla Garapedian. Mettant en vedette le groupe rock Systems of a Down et traitant du génocide arménien. Le documentaire a fait deux fois salle comble lors du festival.

Une mention spéciale du jury a été accordée au documentaire Garlic and Watermelon de Lauren Feeney et Cameron Hickey (États-Unis). Le prix du court métrage a été décerné à Ivana Todorovic (Serbie) pour Everyday life of a Roma Children from Block 71.

Peine de mort : l'injection mortelle remise en question aux Etats-Unis


Congrès de Paris

Jeudi 1er février 2007  L'injection mortelle semble remise en question aux Etats-Unis, indique la synthèse de presse de la Fondation Jérôme Lejeune, à propos du 3ème congrès mondial contre la peine de mort qui s’est ouvert aujourd'hui à Paris.

Pour le moment, 69 pays la pratiquent encore, et ce congrès mondial s'est donné pour objectif son « abolition universelle » ce qui paraissait illusoire il y a peu. Toutes les démocraties ont cessé leurs exécutions à l'exception du Japon et des Etats-Unis.

En 1981, la France abolissait la peine de mort. « Un pays épris de libertés ne peut, dans ses lois, conserver la peine de mort », déclarait à l'époque Robert Badinter lors de sa plaidoirie contre cette pratique. Pour lui, il s'agissait d'une question de principe.

Aux Etats-Unis, de récents événements ont suspendu des exécutions en Californie et en Floride. Deux médecins ont refusé d'assister les « bourreaux » lors d'exécutions par injection mortelle. Cette méthode, mise au point en 1977, afin « d'humaniser » les exécutions est aujourd'hui pratiquée dans 38 Etats. Leonard Rubenstein, directeur de l'ONG Physicians for Human Rights, se félicite de cette rébellion : « Plusieurs formes d'exécution, comme la pendaison, la chambre à gaz et la chaise électrique ont été éliminées par nombre d'Etats au fil des ans, après avoir été considérées comme des traitements cruels ou inhabituels, interdits par la Constitution. Maintenant c'est au tour de l'injection mortelle ». Il estime que ce mouvement va faire baisser le nombre d'exécutions aux Etats-Unis.

Depuis plusieurs années, des Etats réclament la présence de médecins ou de personnels de santé lors des exécutions pour prévenir les erreurs des bourreaux qui n'ont pas de formation médicale.

Dans certains Etats, la loi protège les médecins d'éventuelles sanctions en protégeant leur anonymat. « De plus en plus d'Etats se rendent compte qu'on ne peut pas médicaliser une exécution sans enfreindre l'éthique médicale », explique Leonard Rubenstein. Il conclut en affirmant que « l'injection létale finira sans doute par être abandonnée par ces juridictions [...] mais ce n'est certainement pas aux médecins de suggérer des alternatives ».

Source : Libération (Philippe Grangereau) 01/02/07

Bien-être des enfants: le Canada au 12e rang

Associated Press

Berlin , le 14 février 2007

Le Canada arrive au 12e rang des pays qui offrent les meilleures conditions de vie aux enfants dans le monde industrialisé, selon un rapport de l'UNICEF rendu public mercredi.

Le document révèle que les Pays-Bas et la Suède sont les pays qui offrent les meilleures conditions de vie aux enfants, alors que les États-Unis et la Grande-Bretagne arrivent aux deux dernières places.

Pour les besoins de cette étude portant sur 21 pays de l'OCDE, le Fonds des Nations unies pour l'enfance, l'UNICEF, a retenu six critères: bien-être matériel, santé et la sécurité, éducation, relations avec d'autres enfants et sa famille, comportement et risques, sensation subjective de bien-être.
Quatre pays d'Europe du Nord, soit les Pays-Bas, la Suède, le Danemark et la Finlande, occupent les quatre premières places du classement de l'UNICEF, tandis que l'Espagne apparaît en cinquième position, devant la Suisse 6e, la Norvège 7e et l'Italie8e.

À l'autre bout, les pays les plus riches font pâle figure: l'Allemagne n'est que 11e, le Canada 12e, la France 16e, les États-Unis 20e et le Royaume-Uni 21e.

L'UNICEF observe qu'il n'y a pas de rapport direct entre le niveau de bien-être des enfants et le PIB par habitants.

Il donne en exemple la République tchèque qui obtient un meilleur classement général en matière de bien-être des enfants que des pays nettement plus riches comme la France, l'Autriche, les États-Unis et le Royaume-Uni.»

Autre constat, si les enfants des pays industrialisés bénéficient de niveaux de santé et de sécurité sans précédent, il reste encore des efforts à faire dans le domaine de la pauvreté. Les données recueillies depuis 2000 montrent que la situation financière des familles s'est dégradée dans 17 pays de l'OCDE sur 24. Le taux de pauvreté des enfants reste en outre supérieur à 15 pour cent au Portugal, en Espagne, en Italie, aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Irlande.

MESSAGE DE 
BENOÎT XVI
POUR LA CÉLÉBRATION DE LA
JOURNÉE MONDIALE DE LA PAIX

1er JANVIER 2006

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UNE DÉCLARATION  SPIRITUELLE SUR LES

CHANGEMENTS CLIMATIQUES

  Le 4 décembre, 2005

Montréal, Québec, Canada

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Voici un poème dédié à la Vierge Marie
reçu de Monsieur Laurent Boni, le 1er février 2004


 

A Marie.

Je vous imagine marchant d’un pas altier et gracieux
Portant atours d’une reine simplement.
De votre gorge file un rire limpide.
Le tintement du cristal résonne dans l’espace diaphane.
A son approche, le mal le plus infime se dissout
Pour s’évanouir à vos pieds nus.
Une forêt de roses multicolores ouvre une voie royale.
Alors, des colonnes de marbre et d’or s’élancent,
Minéral et végétal tendrement unis, en un temple étincelant.
Voilà ce que je puis décrire
d’un seul de vos pas.

De quel éclat brillaient vos yeux ?
Emeraude, jade ou lapis-lazuli ?
Le feu d’une douce lumière
Révélait le métal précieux
Fin scintillement de soleils irisés.

Quelle teinte votre toison ?
Blond vénitien ou noir de jais ?
Yeux clos, rinçant vos cheveux,
Ma main caressante pesait le sublime,
Comme en plein été, le blé fraîchement coupé.

Dessiné, peint ou dans la pierre sculptée
Seul votre sourire en mon cœur ciselé
Habite d’une grâce éternelle toute humanité
Affirmant à la lueur d’une chandelle seulement
Nous venons tous d’Elle simplement.

L’avenir du monde c’est une femme et son enfant
qui s’aiment tendrement.


Voici un article dans
Sélections du Readers Digest
Septembre 2003

Héros parmi nous

Ils contribuent à rendre le monde meilleur


 Les anges gardiens

Dans la petite chambre aux murs pastel de l’unité d’oncologie de l’Hôpital Royal Victoria, à Montréal, le soleil pointe doucement, mais Patrizia Durante ne le voit pas. Elle ferme les yeux. Essaie d’oublier qu’à 26 ans elle a enfanté, mais n’a pas de bébé à bercer. Elle n’a que son angoisse. L’angoisse de ne plus être là demain.

Depuis quelques semaines, elle combat une leucémie foudroyante. Elle vient de subir une greffe de cellules souches recueillies dans le sang du cordon ombilical de Victoria Angel, sa fille née prématurément le 2 septembre 2001. Une première mondiale, selon Pierre Laneuville, son hématologue. Mais, pendant que les cellules qu’on a greffées à Patrizia fabriquent une nouvelle moelle osseuse, son système immunitaire est réduit à néant. Le moindre microbe peut lui être fatal.

Autour d’elle, dans la petite chambre, cinq étranges personnages s’activent. Masqués, gantés, vêtus de combinaisons isolantes, ils récurent, désinfectent et javellisent la pièce de fond en comble. Pas un centimètre carré n’est épargné. Des planchers aux poignées de portes, en passant par les murs, le système de ventilation et même le drain de la douche. Ce sont ses anges gardiens. Lentement, l’un d’eux s’approche du lit, prend la main de Patrizia et murmure: «Tu ne mourras pas. Tu verras grandir ta petite fille. Je prie pour toi.» Patrizia pleure. Elle veut croire son ange, mais elle a si peur.

Elle ne connaît que leurs yeux, mais ils s’appellent Steve Green, Monica Henderson, Italia Caruso, Tony Petosa et Mark Fortugno. «Le contrat était long et difficile, raconte leur patron, Pierre Castonguay. Ils l’ont accepté. Par pure compassion. Par dévouement. Parce que ce sont des gens aux qualités humaines exceptionnelles.» Jour après jour, comme ces héros qui sauvent quelqu’un de la noyade, Steve, Monica, Italia, Tony et Mark ont tenu la main de Patrizia dans le courant. «Pour lui permettre de vivre.»

Le miracle a duré près de huit semaines. Le 23 avril 2002, Pierre Laneuville signe le congé de Patrizia. Les anges gardiens ont reçu les honneurs de l’hôpital, et le premier ministre Bernard Landry leur a fait parvenir une lettre qu’ils conservent précieusement. Mais leur plus belle récompense, c’est le sourire de Patrizia et de son petit ange, une belle blondinette aux yeux clairs qui vient de souffler ses deux bougies.

«Ils m’ont aidée à ne pas perdre espoir, dit Patrizia de ses anges gardiens. Parce qu’ils ne m’ont jamais abandonnée.»

Isabelle Pauzé

 

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